UNITARISME ET FEDERALISME
CONSCIENCES TRIBALES ET NATIONALES EN AFRIQUE NOIRE
Cadre des divisions administratives de l'époque coloniale n'ont pas une composition ethnique homogène; le particularisme tribal y coexiste avec le particularisme régional. Il peut se manifester dans la constitution des partis politiques comme dans des conflits raciaux dont les violences sont comparables à celles des anciennes guerres tribales.
A Brazzaville, la nouvelle République du Congo vit ainsi aux prises, au début de 1959, Lali et Mbochi: les premiers, leaders des gens du Bas-Congo; les seconds, leaders des gens du Haut-Congo. L'antagonisme qui les oppose remonte à la période antérieure à l'installation coloniale, où la traite des esclaves provoquait conflits et razzias. Il s'était avéré lors de l'établissement à Brazzaville des Français, que l'hostilité des véritables autochtones, les Batéké, avait forcé de faire appel à des éléments étrangers.
Les Lali, apparentés aux Kongo, sont partisans de l'abbé Fulbert Youlou, chef du gouvernement et leader de l'Union démocratique de défense des intérêts africains. Les Mbochi, qui redoutent la domination des Lali, soutiennent le leader du parti populaire congolais, qui est une section locale du Mouvement socialiste africain et qui forme l'opposition.
Le conflit entre les deux partis était devenu de plus en plus aigu à la suite du refus du gouvernement de l'abbé Youlou, en novembre 1958, de fixer la date des élections. Il dégénéra, le 16 février 1959, en violences qui firent près d'une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés. Semblables violences, où intervient également un facteur tribal, ont pris un caractère terroriste et sont devenues continues dans la République autonome du Cameroun, précédemment sous tutelle française, et devenue indépendante le 1er janvier 1960.
Avant 1958, le Congo belge n'avait guère connu de mouvement politique ayant une activité ouverte et organisée. Sans doute, en 1956, le manifeste de «Conscience africaine», émanant d'un groupe d'évolués, et la réplique de l'Abako avaient-ils, pour la première fois, évoqué expressément l'émancipation politique et l'indépendance. Mais celle-ci apparaissait encore comme une perspective éloignée. Deux ans plus tard, le voyage du Général de Gaulle en Afrique, soli discours de Brazzaville, le 24 août 1958, l'enthousiasme avec lequel il avait été accueilli, avaient un profond retentissement sur la rive opposée du Congo. «L'indépendance, avait-il dit, quiconque la voudra pourra la prendre». Un mois auparavant, le Ministre du Congo avait annoncé au sénat, à Bruxelles, une prochaine déclaration gouvernementale sur l'évolution administrative et politique de la colonie et y avait envoyé un groupe de travail qui, parcourant tout le territoire, à la fin d'octobre et au début de novembre, avait entendu de nombreuses personnalités ainsi que les représentants des groupements ethniques et politiques.
Mais ce fut surtout au début de janvier 1959 que la fièvre se mit brusquement à monter. La déclaration gouvernementale annoncée, survenant au lendemain des violentes émeutes de Léopoldville, présentait l'indépendance dans une perspective prochaine. Le mot, chargé d'un pouvoir magique, s'empara des esprits. Favorisée par un climat de surenchère, c'est dans un cadre régional ou tribal que sa force s'affirma principalement, jusqu'alors, les nationalistes congolais avaient tous été antifédéralistes; le fédéralisme était associé dans leur esprit au mouvement séparatiste qui s'était dessiné, au Katanga, dans des milieux européens'. A présent que l'indépendance apparaissait tout proche, les choses changeaient d'aspect: bon nombre d'entre eux la conçurent avant tout dans un cadre ethnique.
La conscience tribale, ainsi éveillée, trouva dans la Province de Léopoldville un organe particulièrement dynamique: l'Abako. Ce parti, dont le caractère ethnique est manifeste, tire son origine de l'opposition entre gens du Bas-Congo et gens du Haut-Congo, qui se manifeste à Léopoldville, comme en face, à Brazzaville, sur l'autre rive du fleuve.
«Dès le début du siècle, on assista, en effet, à une implantation de plus en plus importante de Bangala (indigènes du Haut-Congo) dans le territoire de ce qui est aujourd'hui Léopoldville. Les représentants de cette race entreprenante devinrent bientôt, à Léopoldville, numériquement supérieurs aux Bakongo. De plus, les Bangala assimilèrent l'apport européen beaucoup plus rapidement que les gens du Bas, volontiers fermés et longtemps rétifs a une collaboration avec les Européens. Dès lors, les Bangala prirent sur le plan de l'évolution, une nette avance sur les Bakongo. Aussi, les gens du Bas qui par après, affluèrent en grand nombre dans la capitale du Congo, comprirent-ils la nécessité de réagir contre la suprématie bangala, de s'unir, de s'organiser. Ils le firent avec une extrême patience alliée à une volonté inébranlable. La première manifestation de cette réaction vint évidemment des élites bakongo qui, vers les années 1950, se groupèrent en vue de susciter un renouveau bakongo. Leur but, il faut y insister, était à cette époque strictement culturel : ces intellectuels parmi lesquels se trouvaient déjà un certain M. Kasa-Vubu qui allait faire beaucoup parler de lui, voulaient entre autre chose, promouvoir une renaissance et une unification de la langue bakongo».
Ainsi naquit l'Abako, abréviation de l' «Association des Bakongo pour l'unification, la conservation et l'expansion de la langue Kikongo». M. Kasa-Vubu en devint Président en 1955. Il avait pour la première fois exposé ses idées politiques, neuf ans auparavant, à une séance d'un cercle d'études appelé l' «Union des Intérêts Sociaux Congolais». Son discours était intitulé: «Les droits des premiers occupants». Il y exprimait l'avis que «les Congolais et les Bakongo (habitants du Bas-Congo) plus particulièrement étaient les premiers occupants et les propriétaires
du sol congolais et que celui-ci devait dès lors leur revenir. Des idées aussi radicales effrayèrent l'assemblée, constituée en majeure partie de Bangala, habitants du Haut-Congo».Sous la présidence de M. Kasa-Vubu, l'Abako ne devait pas tarder à se transformer d'association à but culturel, dont elle ne gardait même plus les apparences, en parti politique. Dès 1956, il s'était fait publiquement le promoteur de l'indépendance : «Il faut nous accorder aujourd'hui même l'émancipation», déclarait il devant une assemblée générale, le 23 août.
Le 8 décembre de l'année suivante, des élections communales avaient lieu pour la première fois à Léopoldville. En vain, le Gouverneur Général avait-il mis en garde les électeurs, quelques semaines auparavant, contre les tendances tribales. «Beaucoup pourraient être tentés d'accorder leurs suffrages à leurs seuls frères de race, avait-il dit. Ils oublieraient qu'il s'agit d'organiser une société nouvelle pour des temps nouveaux». Cet avertissement n'avait pas été écouté: l'Abako, dont les membres, suivant un mot d'ordre, avaient émis un vote tribal, avait remporté une écrasante victoire; elle avait conquis 129 sièges sur 170, avec 62 % des voix environ; elle avait fait élire huit des dix bourgmestres choisis parmi les autochtones.
L'Abako n'allait cesser d'accentuer le caractère nationaliste et Kongo de son action. Le 28 décembre 1958, trois leaders congolais, parmi lesquels un membre de l'Abako, rendent compte, devant une foule «houleuse» de plusieurs milliers de personnes assemblées sur la grand-place de la commune de Kalamu, à Léopoldville, des délibérations de la conférence panafricaine d'Accra à laquelle ils viennent de participer et d'où ils ont rapporté le mot d'ordre de l'indépendance immédiate. Le 4 janvier 1959, une réunion de la section locale d'une des communes indigènes de Léopoldville ayant été décommandée au dernier moment, la foule assemblée manifeste violemment son mécontentement. Les autorités belges et la police sont accueillies par des huées, des vociférations, des jets de pierres. M. Kasa-Vubu arrive, follement ovationné; il tente, semble-t-il, de calmer la foule; mais celle-ci manifestement lui a échappé; sa voix, dans le tumulte, ne porte pas; des échauffourées surviennent ici et là; un coup de feu est tiré pour dégager un commissaire de police malmené par les manifestants; l'excitation devient frénétique; l'émeute se déchaîne, accompagnée de pillages, d'incendies, de violences contre les Européens; la masse des émeutiers se dirige vers la ville européenne par les différentes avenues qui y mènent. La police est débordée; le soin de rétablir l'ordre est confié à la Force publique; l'opération militaire prendra fin le 10 janvier 3. Le nombre des victimes relevé dans les hôpitaux fut d'un peu plus de 300 dont près de 40 morts. L'Abako est interdite, mais est remplacée par un nouvel organisme «l'Alliance de Bas-Congo», qui garde la même direction et la même appellation abrégée.
M. Kasa-Vubu qui, avec d'autres dirigeants de l'Abako, avait été détenu à la suite de ces événements, vint faire un séjour de deux mois en Belgique, accompagné de deux membres de son parti, dès leur libération à la mi-mars. Au début de mai, quelques jours avant leur retour au Congo, les trois leaders remettaient un long communiqué à la presse : après avoir remercié de l'hospitalité reçue pendant leur séjour, ils déclaraient que la véritable structure représentative des populations autochtones ne peut se faire qu'à l'échelle ethnique. «La nation congolaise, ajoutaient-ils cependant, sera formée librement et de commun accord avec toutes les peuplades du Congo. L'unité du Congo que nous admettons en principe, précisaient-ils encore, serait souhaitable dans le sens d'une sorte de fédération des entités provinciales autonomes».
Un séparatisme de caractère plus radical, mêlé à des aspirations et à une réunification ethnique, se développait concurremment parmi les Kongo. A la fin de février 1959, un manifeste attribué à un groupe de jeunes évolués, annonçait la création d'un «Mouvement de Regroupement des Populations congolaises». On y trouvait, pour la première fois ouvertement, le désir de ressusciter l'Ancien Royaume du Kongo, comprenant l'actuelle République du Congo (l'un des quatre territoires formant précédemment l'Afrique Equatoriale française), le Bas-Congo belge et les provinces Kongo de l'Angola. «Il est utopique, y lisait-on, de croire à l'unification du Congo belge ou de l'ancienne Afrique Equatoriale française... Les événements qui viennent de se dérouler à Brazzaville (où Lali et Mbochi s'étaient entretués) démontrent une fois de plus qu'il est inutile de persister à vouloir faire vivre ensemble des populations qui ne se sont jamais entendues dans le passé. On ne peut forcer les sentiments. Au Congo belge, ce même fait est enregistré. Et pourtant l'entente n'est pas difficile à faire renaître. Il suffit, comme dit plus haut, de regrouper les grands ensembles ethniques en états distincts, quitte pour ceux-ci de se constituer en fédération quand réciproquement ils sentiront la nécessité de s'unir».
Et le manifeste concluait en ces termes: «Bakongo des deux rives, des Balari aux Loanga, des Bambala aux Bawoyo, des Bayeka aux Bassolongo, regroupez-vous, votre bonheur est entre vos propres mains».
Dans une déclaration publique, le 4 juin 1959, M. Kasa-Vubu et deux autres dirigeants de l'Abako revenaient sur leurs conceptions fédéralistes: «L'unité économique du Congo existe et doit être conservée, la prospérité de l'ensemble étant liée au maintien impératif du marché unique, condition indispensable de l'expansion industrielle. L'unité politique, par contre, du fait de la diversité d'évolution des populations comme de la situation géographique différente, doit se concevoir sous une forme suffisamment souple pour être susceptible de s'adapter au particularisme propre à chaque région, sans nuire à une communauté de liens garantissant à l'échelon supérieur une politique commune. Les conceptions Fédérales sont les plus propres à permettre l'épanouissement des pouvoirs locaux autonomes réunis au sommet par les institutions communément acceptées. C'est sous cette forme et sous cette forme seulement que pourra se maintenir l'unité du pays».
Le 24 juin, les mêmes pers onnalités envoyaient au Ministre du Congo qui venait d'accomplir un voyage d'études, un plan administratif de la République du Kongo Central précisant «qu'à partir du mois de janvier 1960, la province actuelle de Léopoldville deviendra un Etat indépendant, qui s'appellera la République du Kongo Central. Il s'agira d'une République démocratique et sociale, dont la capitale sera Mbanza-Kongo. La république est présidée par un président élu par le peuple. Le gouvernement de la République comprendra trois pouvoirs distincts:
1) Pouvoir Législatif
2) Pouvoir Exécutif
3) Pouvoir JudiciaireLe pouvoir législatif comprend le Sénat et la Chambre.
La République du Kongo Central serait formée de cinq provinces correspondant aux quatre districts de l'actuelle Province de Léopoldville:
1) Le district du Moyen-Congo;
2) Le district des Cataractes;
3) Le district du Kwango;
4) Le district du Kwilu.Ayant adopté cette position, l'Abako allait donner instruction à ses membres de s'abstenir aux élections communales de décembre 1959. «Ses véritables partisans Ba-Kongo ne représentent pas la dixième partie de la population congolaise. Dès lors, il ne pourrait remporter à la future Chambre et au futur Sénat congolais qui en dernière analyse doivent naître de ces élections, que 10 % au maximum du nombre de sièges».
Le mouvement Fédéraliste, qu'animent les Kongo, a sa Réplique au Katanga. Il remonte, dans cette région, à plusieurs années et présente une particularité notable. Constituée avec la participation d'une association européenne, la Confédération des Associations du Katanga (Conakat), qui en est l'origine, poursuit la collaboration avec les Européens; il est de plus intertribal prétendant grouper toutes les tribus du Katanga.
Le parti politique «Rassemblement Katangais (R.K.Conakat) qu'elle a fondé à la fin de juillet 1959, a pour programme «L'indépendance du Congo dans l'ordre et dans le calme à brève échéance. Système Fédéral, unissant les grandes provinces congolaises et la Belgique dans le cadre d'une communauté belgo-congolaise, chaque partie constituante conservant son autonomie interne».
La tendance fédéraliste n'allait cependant cesser de croître. Le Parti Solidaire Africain, abandonnant la lutte contre tout séparatisme à laquelle il avait, au début, déclaré se vouer, prenait position, dans une communication adressée au Gouvernement au début septembre, en faveur d'un plan Fédéral, semblable à celui de l'Abako, confirmant ainsi l'impression que, satellite de ce parti, il avait mission de préparer l'incorporation des districts du Kwango et du Kwilu dans la future République du Kongo Central.
Au Congrès convoqué à Kisantu, à la fin de décembre 1959 adopte, à côté de l'Abako et du Parti Solidaire Africain, une résolution aux termes de laquelle «le Congrès estime que la structure Fédérale est la plus viable dans un Congo Indépendant pour garder son unité nationale tant souhaitée. Il souligne que les subdivisions administratives actuelles sont en principe retenues. Il y aura donc six Etats Fédérés qui pourraient être appelés Républiques et qui seront subdivisés en provinces et en communes. Chaque république aura un conseil législatif élu au suffrage universel direct, sans nomination, ni cooptation, avec un président élu au sein du conseil. Elle sera dotée d'un exécutif comprenant une équipe ministérielle présidée par un premier ministre. Des ministres seront bien entendus placés à la tête des départements des Etats Fédérés. La compétence des Etats Fédérés s'étendra sur la santé publique, la famille, les affaires sociales, l'agriculture, l'enseignement primaire moyen et technique, les juridictions cou minières, l'art et la culture, les travaux publics, la gendarmerie, le travail, l'information, les affaires intérieures. Considérant que les États Fédérés sont autonomes, chaque Etat membre établira une règle constitutionnelle propre, laquelle sera basée sur la constitution de l'Etat Fédéral. Sur le plan national, l'Union des Républiques d'Afrique Centrale - en abrégé l'U.R.A.C. (qui sera donc la Fédération des États Fédérés) sera dotée d'un Pouvoir Législatif, d'un Pouvoir Exécutif et d'un Pouvoir Judiciaire».
C'est cette position que défendirent les représentants du cartel à la Conférence de la Table Ronde en Janvier et Février 1960. Le front commun réalisé par les délégations congolaises à l'ouverture des travaux, et à plusieurs reprises rompu par la suite, se rétablit sur ce point comme sur les autres au terme des délibérations. La formule de compromis sur laquelle se fit l'accord unanime consacre le principe de l'unité de l'Etat, mais elle tient compte de la force du particularisme ethnique et régional en reconnaissant une large autonomie aux six provinces. La même unanimité, réalisée sur la fixation de la date de l'indépendance au 30 Juin 1960, avait été le point culminant de cette phase initiale d'une conscience nationale qui commençait à se former.
Katanga throughout its History has always been a separate Nation
If left to run Katanga by themselves black and white Katangese could have created a great multiracial nation and made famous success of it. Katanga would have been a shinning example to the rest of Africa, even the world. This magnificent occasion was lost in 1963, largely because the interference by an ignorant American administration, which knew nothing of Africa on the one hand, and the stupidity of the United Nations, which knew, even less on the other. As a result, the birth right of all Katangese black and white had been forfeited and the clock put back another twenty years.
Katanga throughout its History has always been a separate Nation. Katanga has always been a separate country from that so called DRC, Katanga is fundamentally different in many important respects from the other regions. It was only the drawing of arbitrary boundaries on a map in 1885 at some conference in Europe that had turned the Nation of Katanga into part of the DRC, a hodgepodge of over two hundred twenty different Tribes. Geographically too Katanga and the other provinces were different. The Katangese terrain for a start was high and open, mostly ranch type country unsuitable for agriculture, unlike the rest of the other regions. Then again the Katangese spoke Swahili, the other regions spoke Chiluba, Lingala and Kikongo. The Katangese find irksome and impractical to be ruled by a remote legislature in Kinshasa some 2,500km away. Ethnically Katanga’s People are entirely separate from the other Tribes in the DRC as well.
The difference between the Katangese and the People of Bas-Kongo is as marked as that between a Ukrainian in Russia and a Flamand in Belgium.
The tragedy of the Katangese politics is that Katanga between 1961 an 1963 had become a political football game. Too many outsiders, many of them newly independent African states like Ghana, with no real knowledge of the country or its problems, where involved in deciding its future, for that reason that had nothing whatever to do with the DRC. Even the Belgians themselves had done much to force Patrice Lumumba on the DRC as its first prime minister – Lumumba, an ex-postal clerk who had to be taken out of prison, where he was serving a sentence for petty theft, in order to attend the very conference in Brussels which then brought him to power! And why? Because the Belgian government wanted a unitary state so that Belgium could perpetuate its control of the DRC, and Lumumba was the only politician whose manifesto would have permitted that policy.
Edouard Lambrette
In "The Road to Kalamata", Page 111
Were a map of the so called Belgium Congo Central Southern Africa laid upon a map of Europe, with the mouth of the Congo River where France and Spain meet at Biarritz, the boundaries of the Congo would reach south to the heel of Italy, to Greece, to Smyrna; east to Constantinople and Odessa; northeast to St. Petersburg and Finland, and northwest to the extreme limits of Scotland.
The findingd by Harvard University political scientists demostrate the cahotic state which we African Nation have been placed in.
"A Society that is multicultural creates mistrust amoung neighbours which damages community spirit. People living in a mixed ethnic society have fewer close friends and watch more TV. This contributes to a withdrawal from collective life." - Harvard University
How China's taking over Africa, and why the West should be VERY worried
By Andrew Malone
In the greatest movement of people the world has ever seen, China is secretly working to turn the entire African continent into a new colony.
Reminiscent of the West's imperial push in the 18th and 19th centuries - but on a much more dramatic, determined scale - China's rulers believe Africa can become a 'satellite' state, solving its own problems of over-population and shortage of natural resources at a stroke.
With little fanfare, a staggering 750,000 Chinese have settled in Africa over the past decade. More are on the way.
The strategy has been carefully devised by officials in Beijing, where one expert has estimated that China will eventually need to send 300 million people to Africa to solve the problems of over-population and pollution.
The plans appear on track. Across Africa, the red flag of China is flying. Lucrative deals are being struck to buy its commodities - oil, platinum, gold and minerals. New embassies and air routes are opening up. The continent's new Chinese elite can be seen everywhere, shopping at their own expensive boutiques, driving Mercedes and BMW limousines, sending their children to exclusive private schools.
The pot-holed roads are cluttered with Chinese buses, taking people to markets filled with cheap Chinese goods. More than a thousand miles of new Chinese railroads are crisscrossing the continent, carrying billions of tons of illegally-logged timber, diamonds and gold.
The trains are linked to ports dotted around the coast, waiting to carry the goods back to Beijing after unloading cargoes of cheap toys made in China.
Confucius Institutes (state-funded Chinese 'cultural centres') have sprung up throughout Africa, as far afield as the tiny land-locked countries of Burundi and Rwanda, teaching baffled local people how to do business in Mandarin and Cantonese.
Massive dams are being built, flooding nature reserves. The land is scarred with giant Chinese mines, with 'slave' labourers paid less than £1 a day to extract ore and minerals.
Pristine forests are being destroyed, with China taking up to 70 per cent of all timber from Africa.
All over this great continent, the Chinese presence is swelling into a flood. Angola has its own 'Chinatown', as do great African cities such as Dar es Salaam and Nairobi.
Exclusive, gated compounds, serving only Chinese food, and where no blacks are allowed, are being built all over the continent. 'African cloths' sold in markets on the continent are now almost always imported, bearing the legend: 'Made in China'.
From Nigeria in the north, to Equatorial Guinea, Gabon and Angola in the west, across Chad and Sudan in the east, and south through Zambia, Zimbabwe and Mozambique, China has seized a vice-like grip on a continent which officials have decided is crucial to the superpower's long-term survival.
'The Chinese are all over the place,' says Trevor Ncube, a prominent African businessman with publishing interests around the continent. 'If the British were our masters yesterday, the Chinese have taken their place.'
Likened to one race deciding to adopt a new home on another planet, Beijing has launched its so-called 'One China In Africa' policy because of crippling pressure on its own natural resources in a country where the population has almost trebled from 500 million to 1.3 billion in 50 years.
China is hungry - for land, food and energy. While accounting for a fifth of the world's population, its oil consumption has risen 35-fold in the past decade and Africa is now providing a third of it; imports of steel, copper and aluminium have also shot up, with Beijing devouring 80 per cent of world supplies.
Fuelling its own boom at home, China is also desperate for new markets to sell goods. And Africa, with non-existent health and safety rules to protect against shoddy and dangerous goods, is the perfect destination.
The result of China's demand for raw materials and its sales of products to Africa is that turnover in trade between Africa and China has risen from £5million annually a decade ago to £6billion today.
However, there is a lethal price to pay. There is a sinister aspect to this invasion. Chinese-made war planes roar through the African sky, bombing opponents. Chinese-made assault rifles and grenades are being used to fuel countless murderous civil wars, often over the materials the Chinese are desperate to buy.
Take, for example, Zimbabwe. Recently, a giant container ship from China was due to deliver its cargo of three million rounds of AK-47 ammunition, 3,000 rocket-propelled grenades and 1,500 mortars to President Robert Mugabe's regime.
After an international outcry, the vessel, the An Yue Jiang, was forced to return to China, despite Beijing's insistence that the arms consignment was a 'normal commercial deal'.
Indeed, the 77-ton arms shipment would have been small beer - a fraction of China's help to Mugabe. He already has high-tech, Chinese-built helicopter gunships and fighter jets to use against his people.
Ever since the U.S. and Britain imposed sanctions in 2003, Mugabe has courted the Chinese, offering mining concessions for arms and currency.
While flying regularly to Beijing as a high-ranking guest, the 84-year-old dictator rants at 'small dots' such as Britain and America.
He can afford to. Mugabe is orchestrating his campaign of terror from a 25-bedroom, pagoda-style mansion built by the Chinese. Much of his estimated £1billion fortune is believed to have been siphoned off from Chinese 'loans'.
The imposing grey building of ZANU-PF, his ruling party, was paid for and built by the Chinese. Mugabe received £200 million last year alone from China, enabling him to buy loyalty from the army.
In another disturbing illustration of the warm relations between China and the ageing dictator, a platoon of the China People's Liberation Army has been out on the streets of Mutare, a city near the border with Mozambique, which voted against the president in the recent, disputed election.
Almost 30 years ago, Britain pulled out of Zimbabwe - as it had done already out of the rest of Africa, in the wake of Harold Macmillan's 'wind of change' speech. Today, Mugabe says: 'We have turned East, where the sun rises, and given our backs to the West, where the sun sets.'
Despite Britain's commendable colonial legacy of a network of roads, railways and schools, the British are now being shunned.
According to one veteran diplomat: 'China is easier to do business with because it doesn't care about human rights in Africa - just as it doesn't care about them in its own country. All the Chinese care about is money.'
Nowhere is that more true than Sudan. Branded 'Africa's Killing Fields', the massive oil-rich East African state is in the throes of the genocide and slaughter of hundreds of thousands of black, non-Arab peasants in southern Sudan.
In effect, through its supplies of arms and support, China has been accused of underwriting a humanitarian scandal. The atrocities in Sudan have been described by the U.S. as 'the worst human rights crisis in the world today'.
The government in Khartoum has helped the feared Janjaweed militia to rape, murder and burn to death more than 350,000 people.
The Chinese - who now buy half of all Sudan's oil - have happily provided armoured vehicles, aircraft and millions of bullets and grenades in return for lucrative deals. Indeed, an estimated £1billion of Chinese cash has been spent on weapons.
According to Human Rights First, a leading human rights advocacy organisation, Chinese-made AK-47 assault rifles, grenade launchers and ammunition for rifles and heavy machine guns are continuing to flow into Darfur, which is dotted with giant refugee camps, each containing hundreds of thousands of people.
Between 2003 and 2006, China sold Sudan $55 million worth of small arms, flouting a United Nations weapons embargo.
With new warnings that the cycle of killing is intensifying, an estimated two thirds of the non-Arab population has lost at least one member of their families in Darfur.
Although two million people have been uprooted from their homes in the conflict, China has repeatedly thwarted United Nations denunciations of the Sudanese regime.
While the Sudanese slaughter has attracted worldwide condemnation, prompting Hollywood film-maker Steven Spielberg to quit as artistic director of the Beijing Olympics, few parts of Africa are now untouched by China.
In Congo, more than £2billion has been 'loaned' to the government. In Angola, £3 billion has been paid in exchange for oil. In Nigeria, more than £5billion has been handed over.
In Equatorial Guinea, where the president publicly hung his predecessor from a cage suspended in a theatre before having him shot, Chinese firms are helping the dictator build an entirely new capital, full of gleaming skyscrapers and, of course, Chinese restaurants.
After battling for years against the white colonial powers of Britain, France, Belgium and Germany, post-independence African leaders are happy to do business with China for a straightforward reason: cash.
With western loans linked to an insistence on democratic reforms and the need for 'transparency' in using the money (diplomatic language for rules to ensure dictators do not pocket millions), the Chinese have proved much more relaxed about what their billions are used for.
Certainly, little of it reaches the continent's impoverished 800 million people. Much of it goes straight into the pockets of dictators. In Africa, corruption is a multi-billion pound industry and many experts believe that China is fuelling the cancer.
The Chinese are contemptuous of such criticism. To them, Africa is about pragmatism, not human rights. 'Business is business,' says Chinese Deputy Foreign Minister Zhou Wenzhong, adding that Beijing should not interfere in 'internal' affairs. 'We try to separate politics from business.'
While the bounty has, not surprisingly, been welcomed by African dictators, the people of Africa are less impressed. At a market in Zimbabwe recently, where Chinese goods were on sale at nearly every stall, one woman told me she would not waste her money on 'Zing-Zong' products.
'They go Zing when they work, and then they quickly go Zong and break,' she said. 'They are a waste of money. But there's nothing else. China is the only country that will do business with us.'
There have also been riots in Zambia, Angola and Congo over the flood of Chinese immigrant workers. The Chinese do not use African labour where possible, saying black Africans are lazy and unskilled.
In Angola, the government has agreed that 70 per cent of tendered public works must go to Chinese firms, most of which do not employ Angolans.
As well as enticing hundreds of thousands to settle in Africa, they have even shipped Chinese prisoners to produce the goods cheaply.
In Kenya, for example, only ten textile factories are still producing, compared with 200 factories five years ago, as China undercuts locals in the production of 'African' souvenirs.
Where will it all end? As far as Beijing is concerned, it will stop only when Africa no longer has any minerals or oil to be extracted from the continent.
A century after Sir Francis Galton outlined his vision for Africa, the Chinese are here to stay. More will come.
The people of this bewitching, beautiful continent, where humankind first emerged from the Great Rift Valley, desperately need progress. The Chinese are not here for that.
They are here for plunder. After centuries of pain and war, Africa deserves better.
FFSA
Federation of the Free States of Africa
Secretary General
Mangovo NgoyoEmail: africa.federation@gmx.com